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histoire du prieuré

Le prieuré Saint-Cosme était, pour les chanoines du XIIe siècle, « un paradis sur terre permettant d’atteindre plus facilement le vrai paradis », à moins d’une heure de marche de Tours. La longue histoire de ce monastère, propriété du Conseil général d’Indre-et-Loire, vient d’être révélée par de grandes fouilles archéologiques menées par Bruno Dufaÿ, archéologue départemental. Il est pour l’heure plus connu comme demeure de Ronsard, qui en fut le prieur de 1565 à 1585. Le poète est mort en ces lieux et y est inhumé). Un vaste projet de mise en valeur du site vise à lui redonner toute sa dimension historique, spirituelle et poétique.
Découvrez les siècles

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Xème siècle
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A cette époque l’île de Saint-Cosme (dans le cours de la Loire) accueille déjà une pêcherie qui alimente les moines de Saint-Martin de Tours en poissons frais.

Entre 1001 et 1022, Hervé de Buzançais, trésorier de Saint-Martin décide d’y installer un monastère dont témoignent aujourd’hui les vestiges de la petite église de l’An Mil dégagée lors des fouilles archéologiques de 2009.

La présence des reliques des saints guérisseurs d’origine syrienne Cosme et Damien serait à l’origine du vocable du lieu sans qu’aucun texte ne le confirme.

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XIème siècle
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Le monastère est loué à douze religieux de l’abbaye de Marmoutier à Tours jusqu’en 1075.

Le célèbre Bérenger de Tours, en délicatesse avec l’Église à cause de ses positions sur l’Eucharistie, s’installe à Saint-Cosme après 1060 ou 1079 avec quelques chanoines.

Il y meurt en 1088.

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XIIème siècle
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L’actuel prieuré est fondé en 1092 par le chapitre de Saint-Martin de Tours ; une communauté de cinq chanoines qui suit la règle de Saint-Augustin s’y installe.

L’église romane dont on possède encore aujourd’hui deux chapelles et le déambulatoire est construite.

L’ensemble des bâtiments monastiques est construit à la suite autour du cloître : salle capitulaire surmontée d’un dortoir, hôtellerie, infirmerie, réfectoire, noviciat…

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XVème siècle
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Après l’apogée du 13ème s., le prieuré doit subir d’importants travaux liés notamment aux problèmes causés par les inondations incessantes de la Loire.

Ainsi, dans le courant du 14ème s., un logis - que Ronsard occupera au seizième siècle - est édifié pour le prieur.

Peu de temps après on trouve trace d’un important don d’argent qu’Agnès Sorel fait à la communauté et de travaux de reconstruction de l’église qui sont semble-t-il financés par Louis XI, voisin du prieuré de par la proximité de son séjour favori : le château du Plessis-lès-Tours.

Au même moment, les sculptures des saints Cosme et Damien prennent place dans la chapelle principale dédiée aux jumeaux guérisseurs.

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XVIème siècle
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Saccagé par les Huguenots en 1563, le prieuré voit ses défenses renforcées sous le priorat de Pierre de Ronsard qui en obtient la commende en mars 1565.

Le poète de Charles IX reste à la tête de son bénéfice tourangeau jusqu’à sa mort en décembre 1585.

Il est inhumé dans l’église.

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XVIIème siècle
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Après une dernière période faste avec la présence au 17ème s. du prieur Joachim de la Chétardie qui réalise de nombreux travaux : construction du sous-prieuré, réaménagement de l’infirmerie et du logis du prieur… le prieuré comme bien d’autres établissements monastiques est confronté à des problèmes de revenus.

Il est définitivement supprimé en 1742 et les moines regroupés à Saint-Martin.

Les bâtiments en mauvais état sont démolis et les matériaux réutilisés pour d’autres constructions religieuses. Les bois sont coupés.

Devenu villégiature de l’Archevêque de Tours Rosset de Fleury et plus tard de l’intendant de la généralité de Tours Du Cluzel, le prieuré est confisqué à la Révolution et vendu comme bien national.

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XIXème siècle
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Saint-Cosme est morcelé entre différents propriétaires qui réaménagent l’espace selon leur besoin : l’église devient étable, grange ; le réfectoire est transformé en grange à fourrage puis propriété du Patronage Saint-Joseph.

Le prieuré est devenu un véritable village qui compte dix-sept familles.

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XXème siècle
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La Sauvegarde de l’Art Français par l’intermédiaire de la Marquise de Maillé intervient en 1925 et procède au rachat de l’église puis d’une partie du logis du prieur. Ils sont rapidement classés Monument historique. En 1933, le tombeau de Ronsard est redécouvert et expertisé, le premier musée dédié au poète s’ouvre alors dans son logis.

En mai et juin 1944, le prieuré est malheureusement victime des lourds bombardements alliés qui visent le pont ferroviaire voisin. Le sous-prieuré, l’infirmerie, l’hôtellerie, le porche d’entrée et le réfectoire – lourdement restauré en 1947 – sont fortement endommagés.

En 1951, le prieuré devenu propriété du Département d’Indre-et-Loire grâce au don de la Sauvegarde de l’Art français est réouvert à la visite. L’Association des Amis de Ronsard et du prieuré est fondée et œuvre de concert à la renaissance du lieu dont les jardins de roses sont aménagés dans le courant des années 1980.

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XXIème siècle
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Les travaux de fouilles archéologiques débutent au printemps 2009 et voient la découverte des vestiges du prieuré et de ses cimetières.

Le grand peintre Zao Wou-Ki, ami des poètes René Char, Yves Bonnefoy ou Henri Michaux crée en juillet 2010 quatorze verres décorés originaux pour orner les baies du réfectoire.

pierre de ronsard

un inconnu célèbre

Pierre de Ronsard est un inconnu célèbre. On a aimé l’enfermer (sans doute sous l’influence des Romantiques qui l’ont redécouvert) dans l’image d’un poète courtisan adressant des vers amoureux à de belles femmes qui se refusaient à lui. Pourtant, le poète des Princes et prince des Poètes, qui a vécu entre 1524 et 1585, est un témoin privilégié de la Renaissance, un homme complet en phase avec l’esprit de son temps, voyageur, travailleur infatigable, digne serviteur des rois. Fils cadet d’une famille de noblesse provinciale installée au manoir de la Possonnière à Couture-sur-Loir en Vendômois, Ronsard a connu une enfance baignée par les paysages de Gâtine ; il en concevra un attachement particulier pour la nature et cette terre qui l’a porté. Mais son avenir est ailleurs. Âgé de 12 ans, le jeune Ronsard entre à la cour du roi François Ier en qualité de page au service des jeunes princes et princesses qu’il accompagne dans leurs voyages.

Sans doute victime d’une forme de syphilis qui le laisse à demi-sourd, il doit renoncer à la carrière des armes et trouver une autre voie. Il reçoit en 1543 la tonsure de clerc qui va lui permettre de bénéficier de prébendes qui, croissant en nombre, lui assureront une vie confortable. Les muses peuvent maintenant se pencher sur l’écritoire du poète… En avril 1545, à Blois, Ronsard rencontre Cassandre Salviati de Talcy qui prendra les traits de Cassandre, l’héroïne des Amours. Pour l’heure, Ronsard fréquente assidûment les cours de l’helléniste Dorat au collège Coqueret à Paris. À la suite de la Défense et illustration de la langue française de Du Bellay (1549), manifeste du groupe de la Pléiade, les Odes ouvrent le bal des œuvres du poète vendômois.

Elles seront suivies en 1552 des Amours – qui trouveront des « continuations » de 1555 à 1578 avec les sonnets inspirés par Marie, Astrée ou Hélène… – Ronsard y remet au goût français le sonnet inspiré de Pétrarque si prisé des courtisans. S’adonnant à tous les genres avec un égal bonheur, il écrit Bocage, Mélanges, Élégies et Mascarades, Hymnes qui le confortent comme poète officiel du roi. À partir de 1567, il publie régulièrement des éditions de ses œuvres complètes.

Le lien entre Ronsard et le prieuré de Saint-Cosme se noue en 1565 lorsque la reine Catherine de Médicis et son fils, le jeune roi Charles IX, lui en confient la commende. Ce bénéfice ecclésiastique vient récompenser les écrits plus engagés des années précédentes (Discours des misères de ce temps) et encourager l’écriture de La Franciade, vaste épopée souhaitée par Henri II. Au début des années 1580, malade et las des vicissitudes de la cour, Ronsard se replie souvent dans ses prieurés et notamment à Saint-Cosme où il dicte, à la veille de sa mort en décembre 1585, ses Derniers Vers, les plus touchants : Il faut laisser maisons et vergers et Jardins, Vaisselles et vaisseaux que l’artisan burine, Et chanter son obsèque en la façon du Cygne, Qui chante son trépas sur les bords Méandrins.

les nouveaux jardins

Les nouveaux jardins

À partir de la fin de l’année 2013 et pendant toute l’année 2014, d’importants travaux sont menés conjointement dans le logis du prieur et dans les jardins du prieuré entraînant la fermeture du site une grande partie de l’année 2014.

Les travaux de restauration dans le logis qu’occupa Ronsard sont préalables à l’installation d’une nouvelle scénographie qui permettra au public d’entrer de manière vivante dans l’univers créatif de Ronsard et de mieux connaître son époque.

Les nouveaux jardins sont le fruit d’une création contemporaine qui propose au public de redécouvrir le prieuré dans son contexte environnemental originel – celui d’une île de la Loire – et lui offre une visite alliant l’agrément à la découverte active de 23 espaces-jardins traités comme autant de thèmes.

Parfois utilitaire, à l’image du potager des religieux, du grand verger-bouquetier planté de soixante-quinze variétés de fruitiers anciens, du jardin de simples, le jardin s’attache aussi à la symbolique des lieux avec le jardin du cloître et la création d’une vasque dans le lavabo, le cimetière des religieux plantés de lauriers nobles, et le parvis planté de douze figuiers. Le jardin des plantes à parfums venues d’autres contrées, les pergolas de roses anciennes, le potager renaissance et ses légumes « exotiques », le sous-bois et sa promenade offrent un caractère plus profane.

Les matériaux bruts (métal oxydé, robinier, châtaignier, pots en argile, tessons de terre cuite, sables…) qui servent à délimiter les espaces, à créer des platelages, à créer des structures pour les plantes contrastent avec des végétaux pour la plupart anciens et à port naturel.

L’ensemble du jardin est accessible aux personnes à mobilité réduite et propose de multiples cheminements qui respectent l’empreinte des bâtiments du monastère et les circulations anciennes.

Enfin, les murs des bâtiments révélés par les fouilles sont restaurés, un ossuaire créé pour accueillir les restes des quatre cent vingt sépultures exhumées, et la mise en lumière créée.

les vitraux de zao wou-ki

Le 3 juillet 2010, on inaugurait quatorze "vitraux" originaux réalisés par le grand peintre Zao Wou-Ki pour les baies du réfectoire du prieuré, demeure de Ronsard. Œuvre unique dans le parcours du peintre aux origines chinoises, ces "vitraux" déroutent par la volontaire sobriété de l'intervention à l'encre de Chine noire et par la technique employée.

Tout commence une journée de février 2009. Zao Wou-Ki, à l'invite du conseil général, visite le prieuré et salue dans un geste de recueillement et d'affection le tombeau du poète de la Pléiade comme si son âme était toujours présente en ses lieux. Il faut dire que le peintre est ami des poètes qu'il a toujours côtoyés : Henri Michaux, René Char, François Cheng...

Le réfectoire roman où il doit intervenir est d'allure austère, l'architecture y est sobre sauf dans l'espace de la chaire du lecteur riche en décors sculptés. Entouré d'un jardin qui l'hiver est chromatiquement éteint, la couleur est une tentation première vite éludée par l'artiste qui souhaite accompagner l'édifice de sa sobre écriture. La couleur noire s'impose donc par son homogénéité dans des séries dont le peintre à l'habitude. Zao Wou-Ki sélectionne une série inédite de onze encres réalisées récemment pour accompagner les poésies de son ami Dominique de Villepin rassemblées dans un livre de bibliophilie "Là-bas". Onze encres dont le format agrandi s'intègre parfaitement à celui des onze baies du 12ème siècle. Le monotype réalisé pour le livre servira de base à la réalisation des trois vitraux de la chaire du lecteur dont Zao Wou-Ki a compris la particularité. Cette chaire est une source, un jaillissement de la parole et c'est en rehaussant le monotype d'encre de Chine rouge, couleur du bonheur pour les chinois, qu'il fait vibrer l'édifice religieux dans le plus prodigieux respect des cultures.

La technique pose quant à elle des soucis qui semblent difficiles à résoudre. Comment respecter la liberté des traits d'encre du peintre sans les contraindre, les étouffer, les alourdir avec les fameuses résilles de plomb ? Après quelques échecs du côté des maitres verriers classiques, Zao Wou-Ki sur les conseils de son ami peintre Jean-Michel Meurice s'adresse à Eric Linard, metteur au point de la technique du "verre décoré" pour laquelle il a déposé un brevet avec Saint-Gobain. Les œuvres sont sérigraphiées sur un film de polyester protégé de feuilles de buthyl et des verres prennent place sur chacune des faces. L'ensemble est ensuite passé à l'autoclave.

Restait à convaincre la commission des Monuments Historiques qui donna son feu vert non sans s'assurer de la question de la pérennité de l'œuvre installée et de son insertion dans un bâtiment du milieu du 12ème siècle, bombardé en 1944 et restauré dans les années 50, dont rien ne permet de savoir quels étaient les vitraux qui en occultaient les baies.

Aujourd'hui l'absence de résilles offre une totale transparence. L'effet suspendu des motifs, le vide et le plein plutôt que le noir et le blanc, le caractère changeant de la nature visible en transparence créent des fenêtres en trois dimensions sur un possible ailleurs, Là-bas ?

Zao wou-ki

les livres pauvres

livres pauvres livres pauvres livres pauvres

Richesse
des livres pauvres,

d’Arrabal à Viallat et de Butor à Velter

Sous le qualificatif volontiers provocateur de pauvres, se cachent de petits livres d’artistes manuscrits par un poète faisant écho à l’intervention plastique d’un peintre ami. Initiée en 2001 par Daniel Leuwers, poète, critique littéraire et professeur de lettres modernes à l’université de Tours, cette collection unique est née de sa rencontre avec le poète René Char qui, avec ses alliés substantiels, les peintres Vieira Da Silva, Picasso ou Braque, réalisait ces livres de dialogue.
Si ces ouvrages de bibliophilie sont aujourd’hui des trésors jalousement conservés par de riches collectionneurs, l’ambition initiale de Daniel Leuwers était d’ouvrir largement le concept de livre pauvre aux poètes et artistes, en limitant le recours aux intermédiaires traditionnels du monde du livre : ni imprimeur, ni graveur, ni lithographe, ni relieur, ni éditeur.

Une simple feuille de papier pliée est envoyée au poète qui, de son écriture manuscrite, dispose le titre, le texte, le colophon, le tout enluminé par la peinture, le collage, le dessin d’un plasticien… Et de pauvre, le livre devient riche.
Créés en un nombre réduit d’exemplaires originaux, six généralement – quatre pour les artistes, un pour Daniel Leuwers et un pour la demeure de Ronsard –, ces livres sont tous uniques. De formats divers, ils se révèlent faciles à exposer. En effet, et c’est l’autre richesse du livre pauvre, ils sont partagés avec le public le plus large lors d’expositions régulières à la demeure de Ronsard mais aussi en d’autres lieux et pays.

Présentés pour la première fois en 2003 dans le logis où vécut Ronsard, les livres pauvres se sont enrichis de la confrontation, du métissage et des échanges entre des artistes d’horizons divers. Du côté des écrivains, les plus affirmés – Fernando Arrabal, Michel Butor, Yves Bonnefoy, Andrée Chedid, François Cheng, Bernard Noël, Salah Stétié – tendent la main à la génération des Bernard Chambaz, Annie Ernaux, Guy Goffette, Nancy Huston, Henri Meschonnic, André Velter, parmi tant d’autres. Quant aux peintres, ils ont pour noms Pierre Alechinsky, Georges Badin, Béatrice Casadesus, Erró, Philippe Hélénon, Joël Leick, Michel Nedjar, Jean-Luc Parant, Patrice Pouperon, Claude Viallat, André Villers, Yuki…

Exposés à nouveau en 2006, 2008 et 2011, les quelque mille trois cents volumes que compte cette collection de livres pauvres font, depuis mars 2008, l’objet d’un dépôt à la demeure de Ronsard où deux salles leur sont consacrées. Certains de ces ouvrages sont présentés au public selon un choix thématique renouvelé tous les quatre mois.

info pratiques

La demeure de Ronsard sera fermée du 1er janvier au 13 juin 2014,
Réouverture partielle du 14 juin au 21 septembre 2014 – Tarif réduit unique : 4.50 €
Nouvelle fermeture du 22 septembre au 31 décembre 2014.

Coordonnées

Demeure de Ronsard

Rue Ronsard

37520 La Riche

Tél : 02 47 37 32 70

Fax : 02 47 37 25 20

demeurzergezrgeronsard@cgwdfvevr37.fr

Conseil Régional

Mentions Légales

fleche

édition

Conseil Général d'Indre-et-Loire

Direction du Tourisme
28, rue de la Préfecture
37927 Tours CEDEX 9
02 47 31 47 86

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Franck Guionnière
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www.fg-infographie.com

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